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Émilie ne sera plus jamais cueillie par l'anémone

Mardi 22 octobre

Spectacle

Chapelle du Musée de l'Amérique francophone

19 h 00
20 $

Fabulation théâtrale de Michel Garneau, Émilie ne sera plus jamais cueillie par l’anémone est habitée par l’esprit de la mythique poète américaine Emily Dickinson, qui puisait dans l’infiniment petit pour témoigner de l’univers. Au chevet de sa mère mourante, Émilie dialogue avec sa soeur, imaginée par l’auteur sous le prénom d’Uranie, en digne muse de la musique, dans une tragédie aimante et heureuse. Créée en 1981 avec Monique Mercure et Michelle Rossignol, la pièce renaît dans une mise en lecture orchestrée par le poète Christian Vézina, qui signe également la préface d’une réédition de la pièce (Somme toute, 2019). Maude Guérin et Sylvie Ferlatte y font revivre avec délicatesse cette partition.

« Émilie ne sera plus jamais cueillie par l'anémone est une conversation.

Entre deux sœurs qui s'aiment. Une conversation qui commence pour nous quand l'une dit à l'autre : "J'ai encore reçu une lettre de toi ce matin"... Ce qui permet d'imaginer que l'une des deux est particulièrement originale et laisse présager que l'autre va partir. L'autre, c'est Uranie. La musicienne qui fera le tour du monde pendant que sa sœur Émilie fera le tour de l'univers, attentive, presque immobile, en son jardin.

L'histoire d'Émilie et d'Uranie, c'est la tragédie aimante et heureuse des vivants. Tragédie par la façon dont elle plagie sans vergogne la vie en révélant la fin dès le début. Heureuse car un lever de rideau, c'est toujours beau comme une aube. Aimante parce qu'elles sont deux et qu'elles vont se séparer et qu'entre les deux, c'est le mieux qu'il y ait à faire. »

- Extrait de la préface de Christian Vézina

 

 

 

Photo de Christian Vézina : Denis Binet
Photo de Maude Guérin : Neil Mota
Photo de Sylvie Ferlatte : Karine Lévesque